Un retour ?

Après plusieurs mois et seulement quelques articles à mon actif, je me rends compte que j’ai un peu abandonné ce pauvre petit blog. Oups.

Cependant, comme j’ai la fâcheuse tendance à revenir à l’assaut de nouveaux blogs de façon cyclique, ce n’est pas encore l’heure d’enterrer celui-ci!

Il est juste possible que je change un peu mes angles d’attaque pour que ça me colle mieux … donc au menu des prochains articles, vous pourrez piocher :

  • toujours des articles qui mettent en lien mode et transidentité (j’ai bien l’intention de parler bientôt de mes cheveux, parce que c’est un truc assez conflictuel quand on est trans avec un style alternatif)
  • des plantes. Parce que j’aime le jardinage et faire sécher des herbes comme un vieux sorcier loufoque, c’est dit.
  • et en parlant de vieux sorcier, pourquoi pas parler aussi un peu de sorcellerie, tiens? J’ai vu certains blogs alternatifs le faire et l’époque des forums de magie encore actifs me manque, donc ça compensera peut-être !

Voilà pour les changements à venir sur ce blog. En ce moment, je suis aussi en train de préparer le lancement de ma boutique de reliure artisanale, donc j’en parlerais ici aussi le moment venu.

D’ici là, hydratez-vous correctement et mangez des cookies!

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Thé Box « La Petite Française »

Cette semaine, je vous présente une box pour les fans de thé comme moi qui ont besoin d’aide pour découvrir de nouvelles marques et parfums ! Elle s’appelle tout simplement Thé Box, fonctionne par abonnement mensuel comme la majorité des centaines de box qui existent de nos jours, et ils ont aussi une boutique en ligne où on peut acheter des boites entières des échantillons de thé proposés dans les box.

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Déjà, un premier point : la boite est cool. Dure à sortir du carton d’envoi qui fait pile poil sa taille, mais elle est solide, assez jolie, avec un bon élastique pour la fermer! C’est un bel objet de qualité dans lequel il est agréable de piocher les thés à tester sans que ça fasse moche sur une table ou un canapé (l’endroit où elle reste le plus souvent chez moi pour le moment). Je pense que j’arriverais facilement à la recycler dans un des mes projets à venir une fois vidée de son contenu actuel ! Un bon coup de peinture et on peut faire des trucs top avec à peu près tout.

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Au niveau des thés proposés, il y a beaucoup de marques et parfums, ainsi que des infusions. Je ne détaillerais pas le contenu de la boite pour deux raisons : ce serait long et pas intéressant, et en plus, je suis loin d’avoir déjà tout goûté … en revanche, vous pouvez découvrir la liste complète sur leur site si vous êtes curieux. Je préciserais juste que je me suis précipité sur le thé Cola de Provence d’Antan parce que je suis accro à tout ce qui a le goût de Cola, et qu’il sent bon, a un goût agréable, mais pas suffisamment marqué. Mais c’est au cola ! Du thé au cola quoi ! Joie !

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Les thés sont accompagnés de 3 pose-tasses illustrés dont je me sers déjà très activement. En effet, jusqu’ici je me contentais de feuilles d’essuie-tout pliées en 4 glissées sous mes tasses … pas très classe. Et même si les illustrations ne collent pas avec ma déco habituelle, c’est mignon donc je ne m’en plains pas !

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Le livret donne de belles explications sur les marques présentes, ainsi que des recettes de gâteaux pour aller avec (pas vegan mais bon, avec de l’entraînement ça devient de plus en plus facile de trouver l’alternative!). Il y aussi une double page pour présenter la dessinatrice des petits pose-tasses, Charlotte Klein, qui fait des choses vraiment très mignonnes !

Les +

  • Une super boite
  • Une très bonne sélection de thé et infusions variée
  • Un accessoire vraiment utile pour les buveurs de thé sur bureau

Les –

  • Les gâteaux de la box ne sont pas vegan  … c’est une préférence personnelle mais il vaut mieux le savoir en avance!
  • Beaucoup de suremballage plastique des sachets de thé

 

Globalement, je recommande donc cette box ! Je ne pense pas faire d’article chaque mois là-dessus, mais je tenais à vous la présenter au moins une fois parce que c’est un joli coup de coeur, et je pense que ça plaira à n’importe quel buveur compulsif de thé.

C’est tout pour cette semaine, pensez à vous hydrater et à vous étirer les muscles si vous êtes longtemps devant un bureau !

La très jolie et triste histoire de l’arbre brocoli, ou comment partager quelque chose permet de l’offrir au plus grand nombre mais le met aussi en danger.

Décorons nos tronches

L’article de cette semaine est un peu particulier : sous couvert de te parler de mode et plus particulièrement de maquillage, ce sont des sujets un peu plus personnels d’identité que je vais tenter de partager. Si si, tu vas voir.

Samedi dernier, on m’a maquillé pour la première fois. La personne qui l’a fait sait très bien que je suis un garçon, et ça ne l’a pas dérangée. Cela paraîtra évident à certains, mais elle m’a dit que le maquillage, c’était pareil chez les filles comme chez les garçons : les mêmes techniques, les mêmes outils, et le même objectif, décorer le visage.

Décorer le visage mais pourquoi ? Parce que c’est amusant, autant que de se teindre les cheveux ou de bien s’habiller ! Tout simplement.

Oui mais non. Ce n’est pas simple, et je ne parle pas que de réussir à dessiner le contour des yeux au crayon. Je parle bien du fait d’accepter d’être maquillé en tant qu’homme souvent pris pour une femme. C’est difficile, parce que dans l’imaginaire commun (les médias mainstream si vous préférez), le maquillage, c’est « un truc de gonzesse ». Des hommes maquillés ont déjà été battus à mort pour ce crime visiblement odieux, les publicités pour les dernières palettes de fards à paupière utilisent toutes des beaux modèles féminins et si un jour tu trouves un Sephora avec un conseiller homme, fais moi signe. (sérieusement, je veux lui dire bonjour)

Alors, maintenant, imagine toi à ma place.

N’ai pas peur, mon fauteuil de bureau est très confortable !

Imagine avoir intégré au fond de toi l’idée que le maquillage était une affaire de femmes. Imagine avoir cherché, souvent en vain, à faire valoir ta masculinité quand à peine une personne sur 100 reconnait correctement que tu es un homme au premier regard, parce que tu es petit, frêle, avec une voix haute et joyeuse d’enfant et des bonnes joues bien rondes. Imagine savoir pertinemment que ce que tu fais ne changera pas qui tu es au fond, et que ce n’est pas le fait de ressembler à une femme qui fera de toi autre chose qu’un homme. Imagine avoir quand même peur d’aimer quelque chose ou de vouloir faire quelque chose parce que cela ne correspondrait pas à ce que tu penses que les gens attendent d’un homme.

Imagine réprimer une partie de toi par peur qu’on en réprime une autre, plus importante.

C’est pas l’éclate, hein ?

Et je pense que même sans être exactement dans ma situation, il t’est déjà arrivé de ressentir cela avec plus ou moins d’intensité. Si si, cherche bien dans ta mémoire.

Mais alors, que c’est-il passé ? Pourquoi soudainement, moi qui avait si peur du regard des autres, je me suis dit : et si c’était pas si grave en fait ?

Le plus difficile, c’est d’accepter de ne pas « correspondre » sans se rejeter soi-même. Honnêtement, il n’y a pas de recettes miracles : j’ai commencé à accepter avec plus de plaisir et d’enthousiasme mes aspects « féminins » à partir du moment où j’ai enfin réussi à assumer pleinement que je n’étais pas une femme mais bien un homme. C’est long, c’est douloureux, c’est facile de vouloir abandonner, mais quand on en vient à bout … ça ouvre beaucoup d’opportunités.

Je pense que toi aussi, il y a un truc que tu rêverais d’apprendre à faire mais dans lequel tu n’oses pas te lancer par peur de ce que les autres vont en penser. Alors cherche donc ce qui te bloque vraiment, au fond, et va te décorer le visage!

*

En bonus cadeau pour que tu puisses te moquer, lecteur, voici le premier maquillage dont je parlais en intro, une tentative de me donner des jolis yeux de vampire pour aller avec les dents :

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C’est tout pour aujourd’hui, buvez du thé et mangez des gâteaux!

Bilan lecture #1 : Février 2018

Je me force à commencer cette rubrique pour m’aider à me rendre compte que je lis beaucoup de choses en un mois, même si mon interminable pile à lire ne diminue pas … ce sera aussi l’occasion pour moi de vous conseiller des titres qui m’ont particulièrement plus, donc si votre PAL ne s’est pas encore effondrée d’abandon, jetez un œil à la suite de l’article!

J’en profite pour signaler que je commencerais bientôt une liste de webcomics (gratuits, qui peuvent être lus en ligne) avec des personnages ou des sujets queer, à une date encore indéterminée, pour le plaisir des yeux.

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Les lectures physiques

J’ai mis peu de choses entre mes mains ce mois-ci, et surtout des comics. En témoignera cette photo de ma pile du mois, avec le roman The Creeping Shadow de Jonathan Stroud à peine commencé (mais que je vous conseille déjà, ou du moins lancez vous dans la série Lockwood & Co, j’en parlerais probablement le mois prochain).

Comics :

  • Je conseille :

Doctor Aphra #15 (spin-off Star Wars)

Aphra est une archéologiste spécialisée dans les droïdes et rarement du bon côté de la loi à qui il arrive des tas d’aventures (pour simplifier grossièrement le pitch de la série). Le personnage principal est très fun, les personnages secondaires droïdes et autres encore plus, c’est ouvertement queer-friendly (Aphra, go get all the cute girls), bien écrit et magnifiquement dessiné, que demander de plus? (il y a même Darth Vader dans cette série, VIP power).

Champions #15, World Collide part 6 (crossover avec Avengers) : Un des rares comics récemment qui m’a fait sincèrement m’inquiéter pour un personnage, si vous pouvez mettre la main sur cet arc, il en vaut la peine! Dans cet arc, les Champions (un groupe de super-héros ados qui trouvent que les adultes font pas bien leur job) et les Avengers s’allient pour empêcher la terre d’être détruite, et le focus est particulièrement mis sur Viv, la fille de Vision.

  • Je suis un peu moins fan :

Jetsons #3 (chez DC, inspiré par le dessin animé du même nom).

J’en suis déjà à la moitié de la série qui sera en 6 numéro, et on ne sait pas vraiment où on va ni si on va quelque part. C’est difficile de faire la différence parfois entre certains personnages qui se ressemblent un peu trop … (bon j’admets, c’est aussi parce que je lis beaucoup de choses, donc c’est facile d’oublier des personnages peu marquants).

Mangas

Bon, il n’y en a qu’un, et c’est Ajin, dont le postulat est de base est qu’il existe, au sein de la population humaine, des gens qui sont immortels (même quand on les démembre, si ça c’est pas chouette), et les gouvernements se les arrachent (les Ajins, pas les membres, suis un peu!). Du coup, on suit un petit gars immortel pas forcément très sympathique qui essaie d’échapper à la capture. Je n’en dis pas plus, à part que c’est très bien écrit, c’est graphiquement vraiment beau et que ça satisfait pas mal mon obsession pour les immortels.

La découverte Webcomic du mois :

Je ne vous ferais pas l’affront de vous lister tous les webcomics que j’ai lu (il y en a trop), à la place, je vous laisse une petite découverte de ce mois-ci.

Mare internum, un webcomic de science fiction dans lequel un héros apathique qui en a clairement marre de son job sur Mars se retrouve coincé dans un écosystème isolé et souterrain. J’aime particulièrement les petites bêbêtes (Levi <3) et l’imperfection des personnages qui puent de réalisme. C’est bien écrit, bien rythmé, et surtout excellemment dessiné. Jetez un oeil aussi aux commentaires du dessinateur en dessous de chaque page qui se fait un plaisir de partager des articles scientifiques pour en savoir plus!

*

On en reste là pour ce mois-ci pour ce petit bilan de lecture. Ce format d’article devrait – normalement – être là à chaque fois en début de mois pour rendre compte du précédent.

D’ici là, prenez soin de vous, faites des cookies et lisez des comic !

Mot du mois #1 : Weltschmerz

2018-02-25

Extrait de Selina, JPF Richter, 1827

« Seul son œil a vu tous les tourments des Hommes jusqu’à la chute – cette Weltschmerz, si on peut dire ainsi, il peut la supporter seulement grâce à la perspective d’être par la suite récompensé par la béatitude [du Paradis]. »

(Traduction par Ani)

Intraduisible en français, le terme allemand Weltschmerz  a été introduit par l’auteur allemand Johann Paul Friedrich Richter (1763-1825) dans son roman Selina en 1827.

Ce terme est composé des mots allemands : Welt, le monde, et Schmerz, la douleur. Il tente de traduire l’émotion qu’une personne peut ressentir lorsque le monde physique tel quel est en décalage avec les désirs de l’esprit et ne peut donc le satisfaire. Ce terme peut aussi parfois servir de synonyme à « empathie » ou « théodicée » lorsqu’il désigne la tristesse ressentie face à la misère du monde. Aujourd’hui en langue allemande, il désigne une souffrance psychologique causée par l’impression que les échecs et les faiblesses de sa propre personne sont le résultat de circonstances physiques et sociales hors de contrôle et inévitables dans le monde cruel d’aujourd’hui.

Il s’inscrit donc à la perfection dans la mentalité du mouvement romantique de l’Europe de la fin du XVIIIe et début XIXe siècle. Le mot Weltschmerz arrive en effet à merveilleusement capturer à la fois le pessimisme et la mélancolie inhérents à l’art romantique qui sont l’apanage d’auteurs comme Lord Byron, Chateaubriand, Alfred de Musset ou Heinrich Heine.

Plus proche de nous, John Green (dont je vous conseille la chaîne YouTube qu’il tient avec son petit frère Hank) évoque lui aussi ce terme dans son roman Will & Will. Il décrit ainsi Weltschmerz comme « la dépression que l’on ressent lorsque le monde tel qu’il est ne correspond au monde tel que l’on pense qu’il devrait être. »

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Extrait de Will & Will de J. Green (Photo par tumblr user « bookshavepores« )

C’est un mot qui me parle beaucoup, et je préfère dire Ich habe Weltschmerz que J’ai la déprime. C’est plus classe quand les autres comprennent pas, non ? (Non)

*

Cet article est donc le premier d’une série d’articles consacrés à des mots étranges et étrangers. Le but est de me forcer à écrire un peu, à approfondir des sujets sur les langues étrangères (une de mes passions) et vous apprendre au passage des anecdotes intéressantes ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce format en commentaires et à la prochaine 😉

OOTD #1 : Back To School

Hello!

Pour entamer un peu l’aspect mode alternative de ce blog, je vous propose un premier Outfit of the Day (OOTD pour les feignants du clavier et gagner des caractères sur Twitter).

OOTD #1

OOTD Classique

Intitulée « Back to School » parce que je l’ai portée le jour de la rentrée 2018, c’est une tenue qui vous donne bien le ton de ce que je porte au quotidien : cheveux verts courts, chemise à motifs sombres mais discrets, pantalon confortable mais pas ample, grosse bottes à plateformes qui me font atteindre les 1m74 (c’est pas fou mais difficile de faire plus …). Le tout sans aucun maquillage parce que je ne sais pas faire …

Un autre truc que je ne sais pas faire pour le moment : les photos! C’est pour cela que j’ai dessiné cette tenue pour vous la faire partager dans une qualité acceptable. J’ai quand même quelques photos des détails de la tenue (ne manquez pas les motifs de la chemise, j’en suis super fan!) un peu plus bas.

Chemise à motifs tête de mort et araignéesZara homme (en solde à 15€)

Pantalon simili-cuir – Camaïeu

Bottes – Demonia Shaker-101

Pendentif araignée – Etsy (boutique fermée)

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Les motifs de ce sac sont aussi géniaux que ceux de la chemise! C’est l’artiste Camille Chew (Lordofmasks sur Society6) qui a créé ces motifs, et la magie de Society6 permet de les avoir dans le format voulu, y compris un sac à dos parfait pour les cours.

Dans un prochain article, j’aimerais pouvoir vous faire part de mon amour pour les vêtements victoriens et aristocratiques (un vrai petit vampire n’y échappe pas!) ou des vêtements un peu plus licornes/arc-en-ciel/paillettes. Si vous avez une préférence sur lequel poster en premier, n’hésitez pas à me le dire en commentaires !

Et vous, ça ressemble à quoi votre tenue classique pour aller bosser/en cours ?